Présentation partielle de la liste Lavit : Chauvinisme, entre-soi, absence de renouvellement, reconduction manifeste de l’équipe municipale sortante, et rajeunissement de façade.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Présentation partielle de la liste Lavit : C’est clairement les personnes avant le projet !
Lourdes, le 18/12/2025
Le mercredi 17 décembre 2025, Thierry Lavit a présenté neuf des trente-trois colistiers de sa future liste « Lourdes, bien plus qu’une ville ».
Le collectif citoyen « L’Ours des Pyrénées - Le projet avant les personnes » a pris connaissance de cette présentation, organisée au bar-restaurant Le Barcelonne.
Cette séquence politique appelle plusieurs observations et questionnements légitimes, au regard des enjeux démocratiques et sociaux auxquels la ville de Lourdes est confrontée.
Chauvinisme, entre-soi, absence de renouvellement, reconduction manifeste de l’équipe municipale sortante, et rajeunissement de façade.
Une conception verticale de la politique locale
La présentation s’est faite dans un cadre classique, descendant : un candidat tête de liste, donnant successivement la parole à ses colistiers dans une relation manifeste de subordination.
Cette méthode traduit une vision verticale de la gouvernance, où le projet précède les citoyens, et non l’inverse.
Aucun appel explicite n’a été lancé aux habitants pour co-construire le programme, proposer des candidatures ou participer aux orientations politiques.
En d’autres termes les lourdais ne sont bons qu’à voter, (de préférence pour LAVIT) et ainsi assurer le paiement pour les 5 années à venir, du crédit immobilier de notre maire cumulard.
Une vision chauvine, voire ethnocentrée de l’engagement citoyen
Un autre élément frappe dans cette présentation : l’insistance répétée des candidats sur le fait d’être « natif de Lourdes » ou d’y résider depuis plusieurs décennies.
Sans jamais être formulé explicitement, un message implicite se dégage : la légitimité politique serait liée à l’ancienneté ou à la naissance à Lourdes, et non à l’engagement réel, au vécu présent, ou au projet porté.
Tous les candidats ont cru devoir marteler qu’ils étaient nés à Lourdes. Et lorsqu’il n’y étaient pas nés ils semblaient devoir se légitimer en indiquant le nombre d’année minimum passés dans cette ville (23 ans, pour les uns depuis 1961 pour les autres). Et quand cela ne suffisait pas encore, il fallait préciser qu’on était marié à une lourdaise.
Pour une ville internationale, façonnée par des apports extérieurs, des visiteurs, des résidents venus d’ailleurs, cette vision apparaît étriquée, peu conforme à l’idéal républicain d’égalité d’accès à l’engagement politique.
Absence de renouvellement, reconduction manifeste de l’équipe municipale sortante, et rajeunissement de façade.
Sur les neuf personnes présentées, cinq (56%) sont des conseillers municipaux sortants ou ont déjà exercé des responsabilités municipales dans des listes de droite :
Jeannine Borde, conseillère municipale sortante depuis 2020
Firmin Lozano, conseiller municipal sortant
Cynthia Tonoukouin, conseillère municipale sortante, déléguée au CCAS
Marie Etcheverry, conseillère municipale sortante, déléguée à l’événementiel et vice-présidente de l’Office de tourisme
Jean-Michel Labady, ancien élu municipal sous les mandats Douste-Blazy (Délégué au Logement et membres des commissions travaux, personnel, affaires sociales), puis Artiganave (Délégué au Personnel)
À ces profils s’ajoutent quatre nouveaux colistiers :
Rémi Buffo, présenté comme étudiant en école de commerce et directeur de campagne de Thierry Lavit
Frédéric Duplan, agent territorial et président du Centre Pyrénéen des Risques Majeurs
Élodie De Luca Courtade, thérapeute naturopathe
Didier Laurio, engagé de longue date dans le tissu associatif local, cuisinier de métier, proche amis de Thierry Lavit dont il dit apprécier la combativité (pour rester maire..).
Mais à y regarder de plus près, on se rend compte que tous gravitent autour d’un microsome fait de de copinages et de renvoi d'ascenseurs, excluant le plus grand nombre des lourdais.
Cette séquence ressemble surtout à un exercice bien rodé de repositionnement des mêmes profils, déjà vus, déjà en responsabilité, déjà insérés dans les circuits institutionnels locaux.
Derrière le discours, c’est un jeu de chaises musicales qui se donne à voir : les mêmes réseaux, les mêmes trajectoires, les mêmes logiques d’entre-soi, simplement ré-emballées.
Nous faisons ici le choix d’une lecture politique, claire et assumée, candidat par candidat, à partir des éléments rendus publics lors de cette présentation.
Rémi BUFFO, un privilégié, vendeur professionnel (d’illusions ?) mais non représentatif de la jeunesse lourdaise.
Lors de la présentation de la liste de Thierry Lavit, Rémi Buffo a été mis en avant comme l’incarnation de la jeunesse, du renouvellement et de l’avenir.
Mais un élément essentiel a délibérément été éludé. À seulement 23 ans, Rémi Buffo est déjà membre du cabinet de direction de la CAF des Hautes-Pyrénées.
Grand bien lui fasse, mais combien de jeunes Lourdaises et Lourdais du même âge, de cursus équivalent ou supérieur peuvent prétendre à une telle position institutionnelle ?
Certainement pas la majorité de la jeunesse locale, confrontée à une réalité sociale bien différente.
À Lourdes, le taux de chômage des jeunes dépasse les 21 %, et atteint 56 % dans les quartiers politique de la ville tels que l’Ophite.
Une grande partie de cette jeunesse alterne emplois précaires, contrats saisonniers dans l’hôtellerie-restauration, périodes de chômage et absence de perspectives.
Cette jeunesse là n’a ni accès aux cabinets, ni aux postes stratégiques de campagne, ni aux réseaux institutionnels et ce n’est pas faute de mérite.
A 23 ans elle galère surtout à trouver un stage et quand elle finit par en trouver, ce n’est pas au cabinet du directeur de la caf, mais dans l’épicerie ou la boulangerie du coin.
La promotion de Rémi Buffo comme directeur de campagne ne relève donc pas d’une ouverture sociale, mais d’une cooptation verticale visant à leurrer la jeunesse lourdaise.
Nous appelons les lourdaises et les lourdaises à ne pas être les idiots utiles de cette mascarade dont le seul but est d'assurer le maintien au pouvoir d’un homme qui cumule les mandats et les rémunérations depuis 2020 tout en promouvant ceux qui servent ses ambitions et celles du clan Artiganave auquel il s’est arrimé !
Il ne s’agit pas ici de faire monter la jeunesse lourdaise dans sa diversité, mais de mettre en avant un profil déjà intégré aux cercles de pouvoir, afin de donner l’illusion d’un passage de relais générationnel.
Cette méthode n’est d’ailleurs pas nouvelle.
Les Lourdais ont déjà connu ce scénario : au milieu des années 2000, un autre Rémi était présenté comme “le plus jeune candidat de France”, symbole d’un renouveau annoncé.
Vingt ans plus tard, ce même profil se retrouve agent territorial, sans jamais avoir incarné le changement promis, ni transformé la vie démocratique locale.
La trajectoire est connue : exposition politique précoce, valorisation médiatique, puis intégration durable dans l’appareil institutionnel non pour servir les lourdais mais pour faire carrière.
La situation de Rémi Buffo s’inscrit dans cette continuité. Une réussite personnelle, que nous ne contestons pas. Mais une réussite individuelle qui ne dit rien de la situation réelle de la jeunesse lourdaise, et qui ne constitue en aucun cas une politique de promotion sociale inclusive.
Présenter ce choix comme une avancée pour la jeunesse relève d’un artifice politique.
Il s’agit moins de représenter les jeunes que d’utiliser un visage jeune pour reconduire les mêmes logiques d’entre-soi, les mêmes réseaux, les mêmes trajectoires verrouillées.
Les Lourdais ne sont pas dupes.
Ils ne demandent pas des symboles, mais des perspectives réelles, une ouverture démocratique sincère, et une promotion sociale accessible à toutes et tous, pas réservée à ceux qui sont déjà dans le bon cercle, au bon moment.
Selon certaines informations, Rémi Buffo aurait remporté un concours annuel de vente et de négociation.
On comprend dès lors que Thierry Lavit a davantage choisi ce jeune ambitieux pour ses qualités de bonimenteur, destiné à abreuver les Lourdais de belles paroles, que pour une réelle volonté de s’attaquer aux problèmes concrets du quotidien des gens ordinaires à savoir : les trous dans la chaussée, et autres arrêts de bus sans abri.
Frédéric DUPLAN - Le faux nouveau
Présenté comme un nouveau visage, Frédéric Duplan a pourtant déjà été membre d’une liste municipale concurrente par le passé (Notre Priorité ? Vous !) d'Anjelika Omnes.
Il travaille depuis des années pour le Conseil départemental des Hautes-Pyrénées, institution dirigée par Michel Pélieu, figure centrale du PRG, parti dont Thierry Lavit a été membre.
Il ne s’agit pas d’une nouveauté, mais d’un glissement stratégique au sein du même écosystème politique.
Le profil est compétent, mais parfaitement intégré au système existant.
Thierry Lavit semble s’être fait une spécialité de l’absorption progressive de ses opposants.
Après le départ de Madame Marie-Christine Assouère, qui a démissionné de son mandat pour prendre la direction des finances de la Ville, voilà que Monsieur Frédéric Duplan apparaît désormais dans son entourage politique.
Cette succession de ralliements interroge. Elle laisse penser que l’exercice du pouvoir municipal sert aussi de levier de recomposition personnelle et institutionnelle, où les oppositions d’hier deviennent les soutiens d’aujourd’hui, au prix d’un effacement du débat démocratique.
Les Lourdaises et les Lourdais jugeront si cette méthode relève d’une vision politique ou d’une simple gestion des carrières et des places.
Didier LAURIO - L’engagement associatif sans projet politique clair
Didier Laurio met en avant son engagement sportif et associatif, réel et ancien.
Mais l’engagement associatif, aussi respectable soit-il, ne remplace pas un projet politique structuré.
Là encore, l’adhésion semble fondée sur la loyauté à une équipe plutôt que sur une vision alternative pour Lourdes.
Élodie DE LUCA COURTADE - La seule véritable nouveauté.
Elle est, de fait, la seule véritable nouvelle venue.
Notre position : une alternative citoyenne, ouverte et participative
Face à cette continuité assumée, notre collectif réitère son appel à l’union des forces progressistes et à la construction d’une liste citoyenne participative pour les municipales de Lourdes 2026.
Notre démarche repose sur des principes clairs :
une liste construite avec les Lourdaises et les Lourdais,
des candidatures ouvertes à tous, sans filtre partisan,
un projet élaboré à partir des besoins réels exprimés par les habitants, notamment dans les quartiers populaires,
une gouvernance horizontale, rompant avec les logiques de pouvoir installées.
Nous appelons les citoyens, électeurs, salariés, retraités, jeunes, associations, syndicalistes, à présenter leur propre candidature, à proposer leurs idées, et à participer à l’élaboration du programme via nos réseaux sociaux et notre site internet.
Lourdes mérite un vrai choix démocratique
La présentation partielle de la liste de Thierry Lavit confirme une orientation : poursuivre une politique de cooptation, au service de l'ambition personnelle d’une caste.
Nous pensons au contraire que Lourdes mérite un vrai débat démocratique, un renouvellement des pratiques, et une représentation plus fidèle de sa diversité sociale.
Le projet avant les personnes : pour en finir avec le cumul et réinventer la démocratie locale à Lourdes
À Lourdes, comme ailleurs, la défiance envers la politique locale ne naît pas de nulle part. Elle se nourrit d’un sentiment largement partagé : celui d’un accaparement durable des responsabilités et des rémunérations par une poignée d’élus, au détriment du partage, de la rotation et de l’intérêt général.
Actuellement, Thierry LAVIT cumule les fonctions suivantes, ainsi que les rémunérations y afférentes : maire de Lourdes, 2ᵉ vice-président de la communauté d’agglomération, vice-président du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées, pour une rémunération d’environ 7 338 € mensuels.
C’est le salaire d’un député.
Avec cela, chacun comprend pourquoi il n’a pas envie de retourner à l’hôpital public faire des radios à 33 000 € par an.
Pire encore, son poste de technicien en imagerie médicale à l’hôpital de Lourdes l’attend jusqu’à la fin de son aventure politique, puisqu’il s’est probablement placé en disponibilité.
À cela s’ajoutent les fonctions de président du SIMAJE, de président du PLVG / PETR Pays de Gaves, et de vice-président du SDIS.
Ce n’est pas l’attitude de quelqu’un qui agit dans l’intérêt général, surtout lorsqu’on parle ici d’argent public cumulé pour des fonctions que d’autres pourraient exercer tout aussi efficacement, mais qu’il choisit de cumuler par appât du gain.
Lorsqu’on est de gauche et favorable au partage du temps de travail — et même lorsqu’on est entrepreneur ou travailleur précaire — on ne peut raisonnablement valider de tels cumuls, alors que de nombreux profils, y compris sur la propre liste de Thierry LAVIT, pourraient occuper certaines de ces fonctions.
Ce que nous proposons est radicalement différent.
Nous nous engageons à abolir le cumul des mandats et, par conséquent, celui des rémunérations.
Chaque position de la liste sera désignée soit par consensus, soit par tirage au sort, soit par un vote, mais systématiquement à la proportionnelle intégrale des sensibilités politiques en présence.
La politique redeviendra une activité militante, et non une carrière.
Tous les postes municipaux feront l’objet d’une rotation des membres du conseil municipal.
Les personnes désignées adjointes au maire ne pourront cumuler ces fonctions avec celles de membre de la communauté d’agglomération, comme c’est le cas actuellement.
Et chaque année - et c’est là une nouveauté majeure - le conseil municipal élira un nouveau maire.
Nous ferons l’histoire par l’innovation démocratique que nous proposons.
Le projet avant les personnes, qu’on vous dit…
Les Lourdais auront donc un maire différent chaque année pendant cinq ans.
Enfin, pour s’assurer de ne pas se retrouver avec des trahisons du type Manuel Valls contre Benoît Hamon, un contrat de coalition de gouvernance sera signé, assorti d’une clause pénale engageant la responsabilité civile des signataires.
Cette proposition peut surprendre. Elle bouscule les habitudes. Mais c’est précisément ce dont la démocratie locale a besoin : d’audace institutionnelle, de confiance dans l’intelligence collective, et d’un principe clair :le projet avant les personnes.
Si, malgré tout cela, vous souhaitez encore voter pour LAVIT afin de l’aider à payer son crédit immobilier pour les cinq années à venir, c’est que vous méritez vraiment votre sort 
Pour le collectif « Le projet avant les personnes - L’Ours des Pyrénées »
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